Un regard sur le marché actuel
Les collectionneurs d’aujourd’hui sont en quête de savoir-faire, et reviennent à une vision plus patrimoniale du luxe. Ils redécouvrent les charmes d’époques emblématiques comme l’Art déco, s’intéressent de plus en plus à l’histoire des pièces, à leur design, leur évolution… et surtout à leur provenance.
L’appétit pour les diamants rares et historiques continue de croître. Le marché plus général du diamant reste stable, avec des prix plutôt stagnants. En revanche, les diamants Fancy Deep Blue restent extrêmement recherchés, comme en témoigne la vente de mai dernier : un diamant taille émeraude de 6,24 carats, monté par Boucheron, a été adjugé après plus de cinq minutes d’enchères intenses pour CHF 10 640 000. Il a rejoint la collection privée de Moussaieff.
Les saphirs et rubis affichent de très bons résultats, notamment les saphirs roses, dont la cote est en hausse depuis 2023. Les prix des émeraudes, eux, sont globalement stables cette année, mais les pierres de très haute qualité continuent à atteindre des sommets.
Le marché de la perle se porte bien, avec des prix records pour les spécimens d’exception, en particulier grâce à la demande soutenue du Moyen-Orient, où résident de nombreux grands acheteurs.
Les bijoux signés des grandes maisons historiques — Cartier, Van Cleef & Arpels, Tiffany & Co., Bulgari… — suscitent un vif intérêt et se vendent à prix fort. L’époque, la signature et la rareté jouent un rôle décisif dans la valeur. Les pièces des années 70 et 80, notamment, connaissent un vrai succès en salle des ventes.
Mais la perle rare reste sans doute JAR. À l’adresse discrète du 7 place Vendôme à Paris, aucune vitrine, aucun panneau. Juste trois lettres : JAR. Et pourtant, pour les amateurs, c’est une véritable destination mythique. Joel Arthur Rosenthal, créateur secret et adulé, ne donne pas d’interviews, ne produit que 100 pièces par an et choisit personnellement les acquéreurs. En mai à Genève, une collection privée de 21 créations JAR s’est envolée pour CHF 5 943 830. En tête, le bracelet « Apricot Blossom », adjugé CHF 2 374 258 — près de dix fois son estimation initiale. La vente s’est conclue sur un collier en diamants JAR, vendu près de cinq fois son estimation : CHF 2 162 500.
Et si vos bijoux avaient une histoire à révéler ?
Peut-être possédez-vous, sans le savoir, des pièces qui répondent parfaitement aux attentes du marché actuel. Christie’s, acteur de référence dans la vente de bijoux depuis plus de 250 ans, est le leader du secteur depuis 26 années consécutives. Nous avons eu l’honneur de vendre des collections prestigieuses, telles que celles de SAR la Princesse Margaret, Elizabeth Taylor ou encore Madame Lily Safra. Pourquoi pas la vôtre ?
Althéa Hanshaw Haft, spécialiste en joaillerie forte de neuf années d’expérience, fait partie de l’équipe internationale de plus de 25 experts de Christie’s. Elle est votre interlocutrice privilégiée pour la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas. Basée à Genève, elle effectue régulièrement des déplacements dans la région.
À Bruxelles, Marie van Ackere est à votre disposition pour tout conseil relatif à l’achat ou la vente de bijoux, que ce soit aux enchères (en salle ou en ligne) ou par vente privée.

