La vente d’appartements à un million d’euros en Belgique recule : 13 % de moins qu’en 2023

En 2024, le nombre d’appartements vendus à plus d’un million d’euros a atteint son niveau le plus bas des cinq dernières années. C’est ce qui ressort d’une analyse des chiffres du SPF Économie réalisée par Christie’s International Real Estate Belgium, une entité de Hillewaere. L’an dernier, 357 appartements à un million d’euros ont changé de propriétaire, soit une baisse de pas moins de 13 % par rapport à l’année précédente. La vente des maisons à un million d’euros est quant à elle restée stable avec 1.264 transactions.

Le marché de l’immobilier de luxe a battu record sur record dans notre pays ces dernières années. Mais depuis 2023, il commence à se stabiliser. Les biens de luxe, et surtout les logements à un million d’euros, restent toutefois très prisés. En 2024, la vente de biens à un million d’euros est restée à un niveau similaire à celui de 2023, avec 1.621 transactions. Ce n’est que 3 % de moins que l’année précédente. Dans 1.264 cas, il s’agissait d’une maison, un résultat identique à celui de 2023 (1.262). La vente d’appartements à un million d’euros a en revanche fortement reculé : de 411 à 357 transactions. Knokke, qui représente près de la moitié de tous les appartements à un million d’euros vendus en Belgique, a incarné ce recul en 2024 avec 12 % de transactions en moins. Ce n’est pas une surprise pour Christie’s International Real Estate Belgium.

« Le public cible des logements à plus d’un million d’euros cherche principalement une propriété pour y résider de manière permanente, tandis que le public des appartements à un million d’euros voit plus souvent ce bien comme une résidence secondaire, donc aussi en partie comme un investissement. L’incertitude géopolitique persistante, avec notamment les guerres en Ukraine et à Gaza, et leurs effets sur le climat économique mondial, a rendu ces acheteurs plus réticents à acquérir ce type de bien et a entamé la confiance des acheteurs fortunés souhaitant investir. De plus, les conditions de crédit se sont durcies. Les banques sont devenues plus prudentes pour octroyer des prêts hypothécaires et les acheteurs doivent fournir un apport personnel plus important pour obtenir un prêt ou des conditions avantageuses. » explique Bart Van Delm, Managing Director Hillewaere Vastgoed et Christie’s International Real Estate Belgium.

Prix médian plus élevé pour les appartements de luxe belges

Les circonstances géopolitiques, et surtout l’offre limitée, ont conduit à des prix de vente plus élevés. En 2024, le prix médian des appartements dans le segment à un million d’euros était de 1.400.000 euros, soit une hausse de 3 % par rapport à 2023. En revanche, pour les maisons à un million d’euros, le prix médian était de 1.289.500 euros, soit 8.000 euros de moins que l’année précédente.

« Les biens entre 1 et 2 millions d’euros sont restés en vente en moyenne pendant 330 jours. Dès que les prix dépassent les 2 millions d’euros, ils restent en vente presque deux fois plus longtemps (600 jours) », précise Bart Van Delm, Managing Director Hillewaere Vastgoed et Christie’s International Real Estate Belgium.

Au cours des quatre premiers mois de l’année, le marché des biens immobiliers d’une valeur supérieure à un million d’euros en Belgique est resté globalement stable par rapport à la même période en 2024. Toutefois, une évolution notable a été observée dans la répartition des types de biens vendus. Les données collectées par Christie’s International Real Estate Belgium indiquent une augmentation de 15 % des transactions portant spécifiquement sur des appartements à un million d’euros, signalant un regain d’intérêt pour ce segment du marché du luxe.

« Aujourd’hui, l’immobilier de prestige s’inscrit moins dans une démarche d’achat impulsif ou de coup de cœur que dans une stratégie patrimoniale à long terme. C’est précisément cette évolution du marché – axée sur la qualité de la relation, le service sur mesure avec un réel suivi comprenant notre feed-back après chaque visite et notre savoir faire en matière de discrétion qui a motivé l’ouverture du bureau Christie’s à Bruxelles. Dans un segment aussi spécifique, l’écoute, la confiance et l’accompagnement personnalisé font toute la différence. » ajoute Jean-Marc Delcroix, Managing Partner chez Christie’s International Real Estate Belgium.

Bruxelles et le Brabant Wallon résistent et s’adaptent face à la crise

Malgré un contexte économique instable – marqué par l’absence de gouvernement, les tensions fiscales entre Régions, l’inflation et les incertitudes géopolitiques – le marché belge de l’immobilier de luxe, notamment à Bruxelles et dans le Brabant Wallon, fait preuve d’une remarquable résilience. Les biens d’exception, idéalement situés et de grande qualité, ainsi que les propriétés « off-market », restent largement épargnés par cette conjoncture.

« La tendance pour 2024-2025 confirme un marché stable, mais de plus en plus sélectif. Les attentes des acquéreurs ont évolué : ils sont désormais mieux informés, plus stratégiques, et recherchent des biens présentant un bon score PEB, alliant confort, sécurité et confidentialité. Le processus de vente s’allonge également : les décisions d’achat se prennent plus lentement, avec en moyenne trois à quatre visites par bien, contre une à deux auparavant. L’expérience client s’est aussi profondément digitalisée. Drones, vidéos, visites virtuelles et reels sur les réseaux sociaux jouent un rôle clé dans le processus de vente. Les acheteurs se déplacent moins qu’avant et souhaitent voir les biens de manière optimale afin de ne pas perdre de temps dans leur parcours d’acquisition », explique Jean-Marc Delcroix, Managing Partner chez Christie’s International Real Estate Belgium.

Alors que le marché de l’immobilier de luxe stagne en Flandre et dans le reste du pays pour la deuxième année consécutive, une dynamique différente s’observe dans la Région de Bruxelles-Capitale. En 2024, 282 biens d’un million d’euros y ont été vendus, soit une augmentation de 10 % par rapport à 2023. Le nombre de maisons vendues (218) est en hausse, tandis que celui des appartements (64) reste stable. Malgré cette progression, les prix médians à Bruxelles demeurent inférieurs à la médiane nationale : 31.000 euros de moins pour les maisons et 118.000 euros de moins pour les appartements.

Liège reste un marché sélectif pour l’immobilier de prestige

En province de Liège, le marché de l’immobilier de luxe a été principalement porté par les maisons à deux façades ou plus, qui ont représenté plus de 80 % des transactions entre 2010 et 2024. Sur cette période, 209 maisons de ce type ont été vendues, contre 37 appartements. Après une progression régulière, les ventes de maisons ont atteint un sommet en 2023 avec 25 transactions, avant de retomber à 13 en 2024.

Le segment des appartements, plus restreint et irrégulier, a connu une pointe d’activité en 2021 avec 11 ventes, sans toutefois maintenir ce rythme par la suite. Ces chiffres traduisent une préférence marquée des acheteurs fortunés pour les propriétés individuelles, ainsi qu’une certaine volatilité dans le segment des appartements, plus sensible à l’offre disponible et aux livraisons ponctuelles de projets.

Knokke maintient sa première place nationale

Comme les années précédentes, la Flandre-Occidentale reste la province avec le plus grand nombre de biens à un million d’euros vendus (433). Soit une baisse de seulement 4 % par rapport à 2023. Knokke reste la commune belge la plus populaire en matière de biens à un million d’euros, représentant 60 % des biens vendus dans la province. En 2024, 96 maisons et 163 appartements y ont trouvé un nouveau propriétaire. À Bruges, 32 biens à un million d’euros ont été vendus, soit un de moins qu’en 2023.

Réforme des permis d’urbanisme en Wallonie : une simplification attendue dès le 1er mai 2025

Bonne nouvelle pour les propriétaires, investisseurs et professionnels de l’immobilier en Wallonie : à partir du 1er mai 2025, de nouvelles règles vont considérablement simplifier les démarches liées aux permis d’urbanisme. Cette réforme du Code du Développement Territorial (CoDT) vise à alléger la charge administrative, à accélérer les projets et à encourager la rénovation comme la transition énergétique146. 

Quels travaux seront désormais dispensés de permis ? 

La liste des actes et travaux exonérés de permis s’allonge significativement. À partir du 1er mai 2025, il ne sera plus nécessaire de demander un permis d’urbanisme pour de nombreux petits travaux du quotidien, à condition de respecter certaines règles (notamment ne pas se situer en zone à risque d’inondation)46. Parmi les nouveautés, citons : 

  • Extensions d’habitation : agrandissements, vérandas, abris de jardin et locaux techniques deviennent plus accessibles administrativement6. 

  • Installations énergétiques : pose de panneaux solaires (sur toiture ou au sol, selon les zones) et de pompes à chaleur, y compris géothermiques jusqu’à 500 mètres de profondeur26. 

  • Espaces de mobilité : création d’abris à vélos ou de stationnements couverts pour vélos et trottinettes jusqu’à 60 m², tant sur domaine privé que public456. 

  • Piscines privées : construction d’une piscine sans permis dans certaines conditions. 

  • Petits aménagements : installation de volets, garde-corps ou grillages non visibles depuis l’espace public, pose de climatiseurs, création de murs de soutènement jusqu’à 1 mètre de hauteur456. 

  • Horeca : installation de terrasses saisonnières jusqu’à 100 m² pour les établissements horeca4. 

  • Autres : placement temporaire de mâts de mesure pour éoliennes, abattage d’arbres en cas d’urgence (avec accord du bourgmestre), ouverture ou modification de baies sur toit plat, réfection des berges après calamité naturelle46. 

Un gain de temps et de flexibilité pour tous 

L’objectif de cette réforme est double : offrir plus de flexibilité aux citoyens et professionnels, tout en allégeant la charge des administrations communales et régionales. Les démarches sont simplifiées, les délais raccourcis, et la digitalisation des procédures est en préparation pour septembre 2025, avec la promesse d’un processus entièrement dématérialisé à terme3. 

« Cette réforme aura un impact positif non seulement sur les demandeurs et leur architecte mais aussi sur les agents des services communaux et régionaux de l’urbanisme. Elle réduira les volumes de documents papier à remplir et éliminera la répétition des demandes d’informations grâce à l’application du principe « Only Once ». » 

  • François Desquesnes, Gouvernement wallon3 

Attention : des conditions à respecter 

Toutes les dispenses ne sont pas automatiques. Certains travaux restent soumis à des restrictions, notamment en zones à risque d’inondation ou pour des constructions susceptibles d’avoir un impact sur le domaine public ou le patrimoine. Il est donc essentiel de vérifier la situation exacte de votre bien avant d’entamer les travaux46. 

Pourquoi cette réforme est-elle une avancée majeure ? 

  • Facilite les projets immobiliers : Moins de paperasse, moins d’attente, plus de réactivité pour les particuliers comme pour les professionnels. 

  • Encourage la rénovation énergétique : Les installations solaires et pompes à chaleur sont désormais plus accessibles, soutenant la transition énergétique wallonne2. 

  • Modernise l’administration : Préparation à la digitalisation complète des dossiers, pour plus d’efficacité et de transparence3. 

En résumé 

La réforme du CoDT qui entre en vigueur le 1er mai 2025 marque un tournant pour l’immobilier en Wallonie. De nombreux petits travaux du quotidien pourront être réalisés sans permis, à condition de respecter les règles en vigueur. Cette simplification administrative représente un gain de temps considérable et une opportunité pour valoriser et moderniser son patrimoine immobilier, tout en participant à la transition énergétique. 

Pour toute question ou projet, n’hésitez pas à contacter notre équipe Christie’s International Real Estate : nous sommes à vos côtés pour vous accompagner dans toutes vos démarches, dans ce nouveau cadre simplifié ! 

La Feuillerie à Celles (Tournai) : un Jardin Remarquable au cœur de la Wallonie

Certains lieux ont une âme particulière. Ils traversent les saisons, les années, et conservent intacte leur beauté naturelle. C’est le cas de La Feuillerie, à Celles, un bien d’exception que Christie’s International Real Estate Belgium a l’honneur de présenter à la vente. Ce domaine rare a reçu le prestigieux label de Jardin Remarquable décerné par l’asbl Parcs et Jardins de Wallonie. Mais que signifie exactement cette reconnaissance ?

Qu’est-ce qu’un Jardin Remarquable ?

En Wallonie, ce label distingue des jardins d’exception pour :

  • Leur composition paysagère.
  • La richesse de leurs plantes.
  • Leur qualité d’entretien dans le respect de la biodiversité.
  • Leur intérêt patrimonial et historique.

C’est une véritable marque d’excellence qui récompense des lieux où la nature est sublimée, et où chaque détail est pensé pour offrir une expérience unique aux visiteurs.

La Feuillerie : un jardin de collectionneur

Créé et façonné au fil des années par des passionnés, La Feuillerie est aujourd’hui reconnu comme l’un des plus beaux jardins privés de Wallonie.

Ce parc romantique, niché au cœur du charmant village de Celles, est célèbre pour ses essences rares, ses arbres remarquables et ses ambiances végétales envoûtantes. Il accueille également, chaque année, les incontournables Fêtes des plantes, attirant amateurs et collectionneurs internationaux.

Un art de vivre au naturel

Acquérir La Feuillerie, c’est bien plus qu’acheter un bien immobilier. C’est entrer dans un lieu vivant protégé et reconnu pour son importance botanique et culturelle. C’est aussi perpétuer un savoir-faire, un amour des jardins, et un respect de la nature qui en font un patrimoine unique.

Un bien rare présenté par Christie’s International Real Estate Belgium

Chez Christie’s, nous avons à cœur de valoriser des biens qui racontent une histoire, où l’art de vivre s’exprime pleinement. La Feuillerie en est l’illustration parfaite : un écrin de verdure intemporel, où chaque visite est une parenthèse enchantée.

Voir plus d’informations sur cette propriété avec Jardin Remarquable sur notre site web via ce lien.

Jo Vanbelle : les nouvelles mesures du gouvernement pour l’immobilier belge

Nous avons le plaisir de partager avec vous un article rédigé par Maître Jo Vanbelle, associé fondateur de Vanbelle Law Boutique. Figure respectée dans le domaine juridique, Maître Vanbelle a pris l’initiative de créer, développer et coordonner VB Alliance, une collaboration entre prestataires de services indépendants soigneusement sélectionnés, dont Christie’s International Real Estate Belgium fait partie.

Le Nouveau Gouvernement Fédéral et le Secteur Immobilier : Quels Changements à l’Horizon ?

Dans cette analyse éclairée, Jo Vanbelle nous présente ses observations sur les nouvelles mesures du gouvernement belge et leur impact potentiel sur le secteur immobilier. Son expertise nous offre une perspective sur ces évolutions réglementaires qui façonneront notre marché dans les années à venir.

Le nouveau gouvernement fédéral a pour objectif de transformer le secteur immobilier grâce à une série de mesures ambitieuses. L’accent est mis sur la création d’un environnement plus vert, plus transparent et plus efficace pour les transactions et les développements immobiliers.

Parmi les principales initiatives figurent les efforts visant à rationaliser, et dans certains cas à éliminer, les régimes fiscaux obsolètes qui pèsent actuellement sur le secteur, tout en introduisant des protections pour les consommateurs afin de garantir des pratiques équitables. Ces mesures sont conçues pour favoriser un marché immobilier plus durable et plus robuste, un marché qui profite non seulement aux investisseurs et aux propriétaires, mais qui contribue également à la réalisation d’objectifs environnementaux et économiques plus généraux.

Cliquez ici ou sur l’image ci-dessous pour un aperçu complet de ces initiatives et mesures, à lire dans une présentation détaillée de l’accord de coalition.

Parallèlement, le secteur de la construction est également sous le feu des projecteurs. Le gouvernement devrait mettre en œuvre plusieurs nouvelles mesures visant à réduire le travail non déclaré et à lutter contre la fraude sociale, qui constituent depuis longtemps des défis dans le secteur. Cette orientation réglementaire renouvelée promet d’améliorer les normes du travail et de promouvoir la transparence, garantissant ainsi que le secteur fonctionne sur un pied d’égalité. Bien que l’impact total de ces mesures reste à voir, elles représentent une avancée significative dans la modernisation de l’industrie et dans la protection des intérêts de toutes les parties prenantes.

Source : Vanbelle Law Boutique (lire l’article original ici)

La maison Sander Pierron : une perle de l’Art nouveau à Ixelles

Nichée au cœur d’Ixelles, au 157 rue de l’Aqueduc, la maison de Sander Pierron est une réalisation unique de Victor Horta, l’un des plus grands architectes de l’Art nouveau. Conçue en 1903, cette maison bourgeoise témoigne d’une période où Horta amorçait un style plus épuré, en raison des contraintes budgétaires imposées par son commanditaire. Aujourd’hui classée au patrimoine de la Région de Bruxelles-Capitale depuis 1998, cette demeure emblématique est mise sur le marché par Christie’s International Real Estate Belgium, offrant aux amateurs d’architecture une opportunité rare d’acquérir un bien d’exception.

Sander Pierron : écrivain, critique d’art et passionné d’architecture

Sander Pierron (1872-1945) n’était pas seulement un écrivain et un journaliste influent de son époque, il était aussi un fervent admirateur des courants artistiques émergents, dont l’Art nouveau. Issu d’un milieu modeste, il commença sa carrière comme typographe avant de s’imposer comme critique d’art. Ami de figures littéraires comme Georges Eekhoud et Émile Verhaeren, Pierron joua un rôle important dans la diffusion des nouvelles tendances artistiques en Belgique. Sa proximité avec Victor Horta se manifesta non seulement dans son admiration pour le travail de l’architecte, mais aussi dans la commande de cette maison qui allait devenir son refuge intellectuel.

Une architecture innovante et épurée

Contrairement aux créations les plus flamboyantes de Victor Horta, la maison Sander Pierron reflète une approche plus sobre, dictée par des moyens financiers limités. Pourtant, cette sobriété n’enlève rien à la richesse architecturale de l’édifice. La façade, composée de briques rouges et blanches en polychromie – une première pour Horta – est ponctuée de touches de pierre bleue qui structurent le soubassement et encadrent la porte d’entrée.

Un balcon au dernier étage, aux lignes typiquement Art nouveau, souligne l’importance du bureau de Sander Pierron, qui écrivait depuis cet espace baigné de lumière. Les ferronneries, d’une finesse remarquable, ornent la porte et les éléments de la façade, illustrant le soin du détail propre à Horta.

Un intérieur préservé et raffiné

L’organisation intérieure suit un schéma classique, avec une cuisine en sous-sol, un salon donnant sur la rue et une salle à manger tournée vers le jardin. Toutefois, la richesse de la décoration intérieure est un témoignage direct du savoir-faire d’Horta. Le hall d’entrée est habillé de mosaïques raffinées et dessert deux escaliers : un principal en bois orné d’une rampe ouvragée, et un second en marbre blanc menant au sous-sol.

Le premier étage abrite la bibliothèque, un espace conçu avec des éléments en pitchpin aux lignes fluides, agrémenté de portes en vitrail ocre jaune qui filtrent délicatement la lumière. Les poignées de porte, minutieusement travaillées, rappellent les courbes végétales chères à l’Art nouveau.

Une opportunité unique sur le marché immobilier

Acquérir la maison Sander Pierron, c’est bien plus qu’acheter un bien immobilier : c’est devenir propriétaire d’un pan de l’histoire bruxelloise, conçu par l’un des plus grands maîtres de l’Art nouveau. Cette demeure, préservée dans son état d’origine, représente une chance exceptionnelle pour tout amateur d’architecture et de patrimoine.

Christie’s International Real Estate Belgium est fier de proposer ce bien unique à la vente. Pour toute information supplémentaire ou pour organiser une visite, n’hésitez pas à contacter notre équipe.

Voir plus d’informations sur cette maison Art Nouveau sur notre site web via ce lien.

Les résidences de prestige à Bruxelles : comprendre les différences entre hôtel particulier, hôtel de maître et maison de maître

Bruxelles est une ville riche en patrimoine architectural, où l’on retrouve de nombreuses demeures historiques ayant traversé les siècles. Parmi elles, trois types de résidences se distinguent particulièrement dans l’immobilier haut de gamme : l’hôtel particulier, l’hôtel de maître et la maison de maître. Si ces appellations sont souvent utilisées de manière interchangeable, elles désignent pourtant des réalités bien distinctes. Cet article vous propose un éclairage sur ces différences et sur leur impact sur le marché immobilier bruxellois.

Hôtel particulier

Un hôtel particulier est une luxueuse résidence urbaine, conçue pour une seule famille aisée. Ces demeures se distinguent par leur architecture élégante et leurs dimensions généreuses. Souvent situées dans des quartiers prestigieux de Bruxelles, elles reflètent le statut social élevé de leurs propriétaires. Par exemple, le Quartier Léopold comptait, en 1847, 115 hôtels particuliers, dont 42 avec porte cochère, illustrant l’importance de ces résidences dans le paysage urbain de l’époque.

Hôtel de maître

Le terme « hôtel de maître » est couramment utilisé à Bruxelles pour décrire des maisons bourgeoises de grande envergure, généralement érigées entre la fin du XIXᵉ et le début du XXᵉ siècle. Ces résidences se caractérisent par une façade soignée, une hauteur sous corniche notable et des aménagements tels qu’un passage carrossable. Par exemple, l’hôtel Winssinger, conçu par Victor Horta en 1894, illustre cette typologie avec son architecture distinctive et son intégration harmonieuse des structures métalliques.

Maison de maître

La « maison de maître » à Bruxelles est une demeure bourgeoise urbaine, généralement construite entre 1850 et les premières décennies du XXᵉ siècle. Ces maisons présentent une façade symétrique, une hauteur sous plafond généreuse et des éléments décoratifs tels que des moulures et des cheminées en marbre. Elles sont souvent alignées en enfilade le long des rues bruxelloises, contribuant au caractère architectural de la ville. Par exemple, l’îlot résidentiel cerné par les rues Belliard, de l’Industrie, Montoyer et de la Science présente une succession de maisons de maîtres et d’hôtels particuliers, illustrant la coexistence de ces typologies dans le tissu urbain bruxellois.

Différences clés à Bruxelles

  • Localisation : Les hôtels particuliers et les hôtels de maître sont généralement situés dans des quartiers prestigieux de Bruxelles, tandis que les maisons de maître se retrouvent dans divers quartiers, reflétant l’expansion urbaine de la ville à la fin du XIXᵉ siècle.
  • Architecture : Les hôtels particuliers se distinguent par leur architecture élaborée et leur grandeur, souvent avec des jardins privés. Les hôtels de maître présentent une façade soignée, une hauteur sous corniche notable et des aménagements tels qu’un passage carrossable. Les maisons de maître, bien que de grande taille, ont une architecture plus sobre et fonctionnelle, adaptée à la vie urbaine bourgeoise.

Conclusion

Ces trois types de résidences reflètent l’histoire architecturale et sociale de Bruxelles, chacune ayant contribué à façonner le paysage urbain de la ville. Leur préservation et leur valorisation sont essentielles pour maintenir le riche patrimoine immobilier de la capitale belge. Comprendre ces distinctions permet non seulement d’apprécier leur valeur historique, mais aussi d’orienter judicieusement tout projet d’acquisition ou de rénovation dans l’immobilier de prestige à Bruxelles.

L’atelier d’Emile Fabry : un joyau du symbolisme Belge à vendre

L’atelier d’un artiste est bien plus qu’un simple espace de travail : c’est un sanctuaire, une capsule hors du temps où naissent les œuvres et se façonnent les courants artistiques. Aujourd’hui, Christie’s International Real Estate Belgium a l’honneur de commercialiser un bien d’exception : la maison-atelier du peintre symboliste belge Émile Fabry (1865-1966). Ce lieu, chargé d’histoire et d’inspiration, offre une occasion unique d’acquérir un patrimoine à la croisée de l’architecture et des arts plastiques.

Un atelier conçu pour la création

Construite en 1902 par l’architecte Émile Lambot, la maison-atelier d’Émile Fabry s’inscrit dans un style éclectique avec des touches d’Art nouveau, un choix esthétique en phase avec les aspirations symbolistes de l’artiste. Située à Bruxelles, cette demeure fut bien plus qu’un simple lieu de vie : elle abrita le génie créatif de Fabry, puis celui de sa fille Suzanne Fabry (1904-1985) et de son époux Edmond Delescluze (1905-1993), eux-mêmes peintres et créateurs de décors pour l’Opéra de la Monnaie.

L’étage supérieur de la maison fut pensé comme un espace idéal de travail, baigné de lumière naturelle et offrant une atmosphère propice à l’élaboration des grandes compositions qui ont marqué l’œuvre de Fabry. C’est ici que l’artiste réalisa certaines de ses œuvres majeures, caractérisées par un idéalisme puissant et une inspiration puisée dans la mythologie, la spiritualité et la grandeur de l’humain.

Un témoin du symbolisme Belge

Figure incontournable du symbolisme belge, Émile Fabry s’inscrivait dans la lignée des grands artistes de son époque tels que Fernand Khnopff et Jean Delville. Son travail, marqué par une quête d’absolu et une recherche du sublime, s’exprime dans des œuvres aux figures idéalisées, baignées d’une lumière irréelle et traversées par un sentiment de mystère.

La maison-atelier fut le théâtre de cette démarche artistique exigeante, où chaque toile prenait forme dans une recherche de perfection formelle et de sens profond. Mais l’héritage de Fabry ne s’arrête pas là : son atelier devint aussi celui de sa fille Suzanne et de son gendre Edmond Delescluze, dont le talent s’exprima notamment à travers la création de décors et de costumes pour l’Opéra de la Monnaie.

Une mémoire préservée, un lieu à redécouvrir

Si, au fil des décennies, la collection de la maison-atelier a été en grande partie dispersée, notamment à travers des ventes et des acquisitions par des institutions comme la Fondation Roi Baudouin, le lieu lui-même demeure un témoignage de l’effervescence artistique qui y régna pendant près d’un siècle. La Région bruxelloise, consciente de cette richesse patrimoniale, avait d’ailleurs mandaté un inventaire précis des œuvres et documents qui y étaient conservés jusqu’en 2017.

Aujourd’hui, cette maison historique, vidée de ses collections mais toujours empreinte de l’aura de ses illustres occupants, représente une opportunité exceptionnelle pour tout amateur d’art et d’architecture. Entre ses murs, résonne encore le souvenir d’une époque où la peinture se voulait porteuse de sens, où la quête du beau transcendait la matière, et où chaque coup de pinceau était une invitation au rêve.

Une acquisition unique pour un passionné

Mettre en vente l’atelier d’Émile Fabry, c’est offrir à un futur propriétaire la possibilité d’habiter un espace où l’histoire de l’art belge s’est écrite. Ce bien rare constitue une perle pour les amateurs d’architecture et de patrimoine, offrant un cadre idéal pour un collectionneur, un artiste en quête d’inspiration, ou simplement un amoureux des lieux chargés d’histoire.

Christie’s International Real Estate Belgium se tient à votre disposition pour toute information complémentaire sur cette maison hors du commun. Une occasion unique d’inscrire son propre chapitre dans l’histoire d’un lieu habité par la créativité et l’excellence artistique.

Voir plus d’informations sur cette maison-atelier sur notre site web via ce lien.

Double enregistrement des baux à Bruxelles en 2025 : ce que les propriétaires doivent savoir

Dès le 1er janvier 2025, les propriétaires bailleurs en Région bruxelloise devront se conformer à une nouvelle obligation administrative : l’enregistrement de leurs contrats de bail sur une plateforme régionale dédiée, Irisrent. Cette exigence vient s’ajouter à l’enregistrement fédéral traditionnel sur MyRent, soulevant des questions quant à la gestion des baux et aux éventuelles implications pour les propriétaires et locataires. Voici un décryptage des nouvelles règles et des enjeux qui en découlent.

Une nouvelle plateforme régionale pour les baux

Afin de renforcer la transparence du marché locatif, la Région de Bruxelles-Capitale met en place une base de données permettant de recenser les contrats de bail de manière plus détaillée. Cette plateforme, qui sera opérationnelle via IRISbox, vise à collecter des informations essentielles sur les logements mis en location :

  • Identité du bailleur et du locataire
  • Caractéristiques du bien (adresse, type, superficie, nombre de chambres, PEB, compteurs…)
  • Détails du contrat (montant du loyer, charges, durée du bail, indexation…)

Le but affiché par les autorités bruxelloises est de disposer de données plus précises afin d’améliorer la grille indicative des loyers et de mieux encadrer les évolutions du marché locatif.

Une obligation fédérale toujours en vigueur

Jusqu’à présent, l’enregistrement des contrats de bail était de la compétence du SPF Finances via MyRent, le portail fédéral. Or, la Région bruxelloise a annoncé vouloir remplacer cette obligation par son propre système d’enregistrement. Toutefois, cette décision a été contestée par le gouvernement fédéral, qui rappelle que la compétence en la matière relève toujours du niveau national.

À ce jour, l’obligation d’enregistrement fédérale n’a pas été officiellement supprimée. Un recours a été introduit devant la Cour Constitutionnelle, et en attendant une décision, les propriétaires devront enregistrer leur bail sur MyRent ET sur Irisrent.

Quelles conséquences pour les propriétaires ?

En pratique, cette double déclaration implique des démarches administratives supplémentaires pour les bailleurs bruxellois. Ceux qui ne respecteraient pas cette obligation s’exposent à diverses sanctions :

  • Sur le plan fédéral : une amende de 50 euros en cas de non-enregistrement sur MyRent.
  • Sur le plan régional : des restrictions contractuelles, comme l’impossibilité d’indexer le loyer ou d’imposer une indemnité en cas de départ anticipé du locataire.

Les associations de propriétaires, telles que le SNPC, recommandent donc aux bailleurs de continuer à enregistrer leurs baux sur les deux plateformes jusqu’à ce que la situation juridique soit clarifiée.

Conclusion

L’introduction d’un double enregistrement des baux à Bruxelles en 2025 représente une évolution significative dans la gestion locative. Si cette mesure vise à offrir une meilleure transparence du marché locatif, elle engendre également une complexité administrative pour les propriétaires. En l’absence d’un accord clair entre les niveaux de pouvoir, il est essentiel pour les bailleurs de respecter les deux obligations afin d’éviter d’éventuelles sanctions.

Le droit de préférence du locataire : une nouvelle disposition en Région de Bruxelles-Capitale

Une nouvelle disposition législative, spécifique à la Région de Bruxelles-Capitale, est entrée en vigueur le 6 janvier 2024. Elle instaure un droit de préférence pour certains locataires lors de la vente d’un bien immobilier situé dans les 19 communes bruxelloises. Cette mesure, inscrite dans le Code bruxellois du Logement, mérite toute l’attention des propriétaires concernés.

Comprendre la portée de cette réglementation bruxelloise

Ce droit s’applique aux locataires domiciliés dans un bien situé en Région bruxelloise et titulaires d’un bail de résidence principale de 9 ans. Il leur permet, ainsi qu’à certains membres de leur famille également domiciliés dans le logement, de se porter acquéreurs prioritaires du bien.

Certaines transactions demeurent exemptées, notamment les ventes entre membres d’une même famille jusqu’au troisième degré, ou encore les cessions de droits indivis.

Les étapes essentielles pour le propriétaire bruxellois

La procédure requiert une notification formelle au locataire par courrier recommandé, détaillant les conditions de vente. Le locataire dispose alors de 30 jours pour exercer son droit. En l’absence de réponse, le propriétaire peut procéder à la mise en vente traditionnelle.

Un point important : si une offre d’achat tierce s’avère inférieure au prix initialement proposé, le locataire doit être à nouveau consulté, avec cette fois un délai de réponse de 7 jours.

L’accompagnement professionnel à Bruxelles

Les agents immobiliers et notaires ont désormais l’obligation de veiller au respect de cette procédure sur le territoire bruxellois. Notre équipe, spécialisée dans le marché bruxellois, accompagne les propriétaires dans cette démarche pour garantir une transaction sereine et conforme aux nouvelles dispositions.

Cette évolution de la législation bruxelloise souligne l’importance d’un conseil avisé pour mener à bien votre projet immobilier dans la capitale.

Réforme immobilière : droits d’enregistrement en Wallonie à 3%

Le marché immobilier wallon s’apprête à connaître une transformation significative avec l’introduction d’une réforme fiscale historique. Le Parlement wallon vient d’approuver une mesure qui réduira considérablement les droits d’enregistrement, passant de 12,5% à 3% dès le 1er janvier 2025.

Un nouveau dispositif pour faciliter l’accès à la propriété

Cette réforme vise principalement à faciliter l’accession à la propriété, particulièrement pour les jeunes acquéreurs. En effet, l’âge moyen d’acquisition d’un premier bien immobilier est passé de moins de 25 ans à plus de 35 ans ces dernières années.

Conditions d’éligibilité

Le taux réduit de 3% s’appliquera exclusivement à l’acquisition d’une habitation propre et unique. Les propriétaires actuels pourront également en bénéficier, à condition de vendre leur bien existant dans un délai de trois ans suivant la nouvelle acquisition.

Impact sur le marché immobilier

Cette réforme devrait dynamiser significativement le marché immobilier wallon. Les experts immobiliers anticipent une augmentation de la demande, avec un nombre d’actes authentiques qui pourrait passer de 125 à 200 par jour début 2025.

Disparition des anciennes mesures

En contrepartie de cette réduction, plusieurs dispositifs existants seront supprimés.

  • L’abattement pour les primo-acquérants.
  • Le chèque habitat.
  • Le taux réduit pour les habitations modestes.

Aspects pratiques pour les acquéreurs

Les futurs acquéreurs peuvent d’ores et déjà entreprendre leurs démarches d’achat. C’est la date de signature de l’acte authentique, et non celle du compromis, qui déterminera l’application du nouveau taux. Il est recommandé de prévoir environ quatre mois entre la signature du compromis et celle de l’acte authentique.

Perspectives d’avenir

Cette réforme, représentant un investissement de 700 millions d’euros pour la Région wallonne, témoigne d’une volonté politique forte de faciliter l’accès à la propriété. Elle pourrait également influencer la dynamique immobilière des régions limitrophes, notamment à Bruxelles où les droits d’enregistrement restent à 12,5%.

Cette mesure historique marque un tournant dans la politique du logement en Wallonie, offrant de nouvelles perspectives aux futurs propriétaires tout en redessinant le paysage fiscal immobilier de la région.